Impossible de visiter le Japon sans croiser un torii vermillon ou un temple imposant. Pourtant, beaucoup de voyageurs se demandent quelle est la différence entre un sanctuaire shinto et un temple bouddhiste. Ces deux traditions spirituelles coexistent depuis des siècles et façonnent encore aujourd’hui le quotidien des Japonais.
Le shintoïsme, la religion des kami
Le shinto est la religion ancestrale du Japon. Elle repose sur la vénération des kami, des esprits présents dans les éléments naturels comme les montagnes, les forêts, les rivières ou certains animaux.
Les sanctuaires shinto se reconnaissent facilement grâce à leurs célèbres torii, ces portails rouges qui marquent l’entrée d’un lieu sacré.
Avant de prier, les visiteurs se purifient les mains et la bouche à une fontaine prévue à cet effet, puis déposent une offrande avant de faire sonner une cloche.
Le bouddhisme au Japon
Introduit au VIᵉ siècle depuis la Chine et la Corée, le bouddhisme s’est rapidement développé dans tout l’archipel.
Les temples bouddhistes sont souvent plus imposants que les sanctuaires shinto et abritent des statues de Bouddha, des jardins zen et des pagodes.
Ils sont associés aux cérémonies funéraires, à la méditation et à la recherche de l’harmonie intérieure.
Deux religions complémentaires
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les Japonais ne choisissent pas forcément entre les deux.
Il est fréquent de célébrer une naissance ou un mariage dans un sanctuaire shinto, tandis que les funérailles sont généralement organisées dans un temple bouddhiste.
Cette cohabitation fait partie intégrante de la culture japonaise.
Quelques lieux emblématiques
Fushimi Inari Taisha (Kyoto)
Meiji Jingu (Tokyo)
Senso-ji (Tokyo)
Todai-ji (Nara)